Nieuport-10

Nieuport 11 "Bébé"

Nieuport-17

Vue d'un Nieuport 11 (photo : François Besse/Légendaires Avions du Monde F. Besse et J. Molveau) Vue d'un sesquiplan Nieuport 11, baptisé en service, "Bébé" Nieuport, en raison de ses dimensions compactes.

Le Nieuport 11 avait ses origines dans un petit biplan monoplace, doté d'un moteur rotatif Gnome de 80 ch, conçu par Gustave Delage pour participer à la Coupe Gordon Bennett de l'année 1914. Cette compétition fut annulée, mais le Nieuport 11 fut rapidement accepté en production, comme un chasseur destiné à l'Aviation Militaire. De par sa forme réduite, il fut vite surnommé "Bébé" quand il fut mis en service l'été 1915. Un second utilisateur des débuts fut le R.N.A.S. (Royal Naval Air Service). Une petite dizaine d'exemplaires fut connue pour avoir servi dans le Wing No. 3, et plus tard le modèle fut aussi employé dans le Wing No. 1, aussi on peut estimer que dans les séries des avions Nieuport Scout du R.N.A.S. répertoriés, au moins une douzaine furent des Nieuport 11.

A partir de mars 1916, ils aussi servirent en France, avec le R.F.C (Royal Flying Corps), en partageant la tâche, avec le Airco de Havilland D.H.2 et le R.A.F. F.E.2b, de contenir les attaques des monoplans Fokker E, et le chasseur fut au combat dans la Somme et dans la Meuse. Les séries du Nie.11 dans le R.F.C. ne furent pas reportées, bien que quelques machines aient été identifiées comme Nieuport 13. Ces avions furent peut-être des Nie.11, répertorié parfois comme 13, une référence à la surface métrique de leurs ailes, mais non une désignation officielle. De nombreuses autres séries du R.F.C. furent allouées à des Nieuport non précisés, et quelques-uns furent des Nieuport 11.

Les moteurs étaient en standard, des rotatifs Gnome ou Le Rhône de 80 ch, et le Nieuport 11 était habituellement armé d'une unique mitrailleuse Hotchkiss ou Lewis (chargeur d'environ cinquante cartouches), commandée par câble, montée au-dessus du plan supérieur, et tirant en dehors du cercle de l'hélice. Cette arme n'était ni fiable, ni pratique, et le pilote devait presque se dresser pour la recharger. Ce chasseur était construit en bois, avec un revêtement entoilé translucide.

En plus du service en France, le Nieuport 11 fut aussi utilisé dans les Dardanelles par le R.N.A.S. En Italie, la firme Macchi construisit sous licence, environ 650 Nie.11, et ce biplan fut le chasseur standard de la force aérienne de ce pays, en Italie et en Albanie, jusqu'à l'été 1917. D'autres servirent encore en Belgique et en Russie, une petite quantité de machines de ce type furent vendues aux Pays-Bas, et d'autres furent fabriqués par la suite, sous licence dans ce pays.

Une variante plus puissante apparut en 1916, le Nieuport 16 doté d'un moteur Le Rhône de 110 ch, et équipé d'une mitrailleuse synchronisée Vickers maniée par le pilote, à la place de l'ancienne Lewis montée au-dessus du plan supérieur. Quelques Nieuport emportèrent des fusées Le Prieur montées sur les mâts d'entre plans, et ces avions obtinrent quelques succès en abattant des ballons captifs d'observation ennemis. Il semble que le Nie.16 n'ait pas été utilisé par le R.N.A.S., mais il est reconnu qu'il fut employé dans les Squadrons Nos. 29 et 60 du R.F.C., cependant le nombre de ces machines mises en service côté britannique, n'est pas connu. Il y eut neuf séries de Nieuport 16 alloués au R.F.C., mais il est possible que d'autres avions de ce type aient fait partie de grand nombre de biplans Nieuport non identifiés.

Durant la période critique qui vit le monoplan Fokker régner de manière supérieure sur le front Ouest, les rapides et agiles Nieuport 11 et 16 furent de vaillants combattants en service actif. Ils furent pilotés par de nombreux pilotes célèbres dans les escadrilles françaises, comme Jean Navarre (1895-1919), de Rose (Charles de Tricornot de Rose) (1876-1916), le jeune Georges Guynemer (1894-1917), et Charles Nungesser (1892-1927) de l'Escadrille N.65. Ces chasseurs furent employés, en environ 300 exemplaires, et utilisés par exemple, dans les Escadrilles N.124 "La Fayette", N.12, et N.69. Le pilote belge Willy Coppens, spécialiste de l'attaque de ballons d'observations, fut aussi un utilisateur du Nieuport 11, ainsi que le pilote anglais Albert Ball. Après l'arrivée du Nieuport 16, quelques Nie.11 furent retirés et convertis en biplaces d'entraînement équipés d'un moteur rotatif Clerget 7Z. Le Nie.11 fut suivi du Nieuport 17 mis en service opérationnel en mai 1916. Le Nieuport 16, fut encore employé, après son retrait des premières lignes, comme machine d'entraînement avancée, dans les détachements anglais, français et belges jusqu'en 1917.


Vue de face d'un chasseur Nieuport 11 (photo aimablement fournie par Thierry Roure). Vue d'un Nieuport 11 (photo fournie par Thierry Roure)

- En complément, document "Silhouettes d'avions alliés et ennemis" (mai 1918), extrait "Monomoteurs à un fuselage", Nieuport anciens types. Document faisant partie de la collection RB, aimablement fourni.

Source partielle : Fighters 1914-1919 - Kenneth Munson.

NIEUPORT 11C.1      
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 80 ch                 Le Rhône rotatif 9C                         
Envergure/Span 7,55 m     Longueur/Length 5,80 m     Hauteur/Height 2,45 m     Poids total/Weight 515 kg         
Vitesse/Speed 155 km/h à 0 m Plafond/Ceiling 4.600 m    Autonomie/Range 2 hr 30 min    


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