Handley page-Victor                  

Hanriot D.1

année 1912 Hanriot-Hd.1

Vue d'un Hanriot D.1 (origine : Gallica - La Vie au grand air, juin_1912) Vue d'un monoplan de course Hanriot D.1. Modèle à moteur rotatif Gnome de 70 ch, correspondant aux appareils (un monoplace et un biplace), engagés dans le Grand Prix de l'Aéro-Club de France, Circuit d'Anjou, en juin 1912, avec comme pilotes André Frey et le franco-péruvien Juan Bielovucic (1889-1949), en remplacement du pilote usine Louis Wagner.

Le Hanriot D.1 fut un monoplan de course français conçu en 1912 et fortement influencé par les pratiques Nieuport. Plusieurs exemplaires de ce modèle furent construits et participèrent à des courses, en France et au Royaume-Uni, en 1912.

Un Hanriot biplace avait été présenté, mais sans grand succès, lors du concours militaire français, à l'automne 1911, mais à ce moment, la période des monoplans ayant un fuselage en bois en forme de canot (par exemple, Levavasseur, Zodiac ou Astra), était presque terminée. Peu de temps après les essais français René Hanriot (1867-1925), engagea Louis Alfred Pagny (1888-1931), l'ancien directeur de la conception chez Nieuport, et les monoplans qui suivirent eurent logiquement la même allure que les Nieuport contemporains, avec des flancs plats, et une partie centrale du fuselage assez ventrue.

Une paire de biplaces de conception Pagny, chacun doté d'un moteur Gnome rotatif de 100 ch, furent engagés lors des Military Trials britanniques en août 1912 (Larkhill, Salisbury Plain). Pilotés par Sydney Vincent Sippe et Juan Bielovucic, ils atteignirent la meilleure vitesse et la meilleure performance en montée, et montrèrent un bon potentiel du côté de l'autonomie, et avec n'importe quel système rationnel de jugement, la machine de Juan Bielovucic aurait dû être clairement le vainqueur de cette compétition. Malheureusement, comme ce fut, le constructeur Hanriot dût se contenter d'un petit lot de consolation. Les tentatives de promotion des monoplans commercialisés en Grande Bretagne se soldèrent également par des résultats décevants, et le manque d'enthousiasme aurait peut-être influencé Hanriot père, à prendre la décision de se retirer du domaine de l'aviation en 1913 (ensuite, il fut en temps dans la vente des automobiles Grégoire, et retourna au secteur d'activité des avions au début de la Première Guerre mondiale, en créant, en association avec Pierre Dupont, l'excellent petit chasseur biplan HD-1).

Les conceptions dues à Pagny, furent poursuivies de nouveau par Louis Alfred Ponnier, qui avait repris les actifs Hanriot, notamment l'usine située à Reims, Marne, et le résultat de ces études fut un excellent monoplan de course (Ponnier D.III), produit pour concourir dans la Coupe Gordon Bennett de 1913. Comme son grand rival, le Deperdussin de course, le monoplan Ponnier était doté d'un moteur Gnome rotatif en double étoile de 160 ch, et son envergure était d'un peu plus de 23 pieds et 5 pouces (7,15 m). Emile Védrines (1886-1914), réalisa une bonne performance lors de la compétition, en finissant deuxième très près du Deperdussin mené par Maurice Prévost. Plus tard en 1913, la firme Ponnier produisit un certain nombre de biplans correspondants aux souhaits des militaires, mais la reconnaissance de ce travail ne fut pas obtenue avant le début de la Première Guerre mondiale.

Le Hanriot D.1, aussi connu de manière alternative Ponnier D.I, était un monoplan monoplace de style Nieuport, avec des ailes médianes aux extrémités légèrement arrondies et aux bords droits. Les câbles de support et de raidissement des plans étaient montés en partie supérieure du fuselage, sur un court pylône pyramidal formé de quatre mâts, comme sur le Nieuport IV. Le poste de pilotage était placé sous cette structure. Comme sur l'avion dont il était inspiré, il était équipé d'un plan horizontal de queue monté sur le dessus de la section rectangulaire du fuselage, et raidi par des tirants. Ces plans étaient d'une grande longueur et leur bords d'attaque avaient une forte flèche. La large gouverne de direction était montée sans dérive fixe, entre les gouvernes de profondeur. Le train d'atterrissage reprenait le principe standard Hanriot, soit une boîte, avec deux patins longitudinaux formant la partie basse de cette élément raidi par des câbles, quatre mâts, une barre transversale, et un essieu portant les deux roues. Les patins étaient recourbés à l'avant, ce qui permettait de ralentir l'appareil à l'atterrissage et empêchait un retournement. La longue partie postérieure de ces patins permettait de maintenir l'arrière de l'appareil au-dessus du sol. Le D.1 était doté d'un moteur Gnome rotatif de 50 ch, partiellement couvert par un capot afin de limiter les projections d'huile, ou d'un Anzani radial six cylindres d'une puissance équivalente.


- En complément, vue d'un monoplan Hanriot-Pagny, et vue au départ, du monoplan Hanriot-Ponnier utilisé par Juan Bielovucic dans sa tentative réussie de traversée des Alpes, de Brigue (Valais) à Domodossola, Piémont, Italie, fin janvier 1913 (document Gallica, Pionniers, Vieilles Tiges, janvier 1968).

Sources partielles : site web Wikipedia, et Pioneer Aircraft 1903-1914 - Kenneth Munson (ISBN 0-7137-0500-0).

HANRIOT D.1         
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 50 ch                 Gnome rotatif                                     
Envergure/Span 8,90 m     Longueur/Length 7,08 m     Hauteur/Height            Poids total/Weight 315 kg         
Vitesse/Speed 110 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range                


Retour à la page d'accueil Retour page d'accueil/return to the home page Retour à la page aviation Retour partie aviation/return to the airplane part IndexTable des matièresAvions débuts aviationAvions débuts aviation