Aerospatiale/british aircraft-Concorde                    

Aérospatiale/MBB C-160 Transall

février 1963 Aerospatiale-Sn-601 corvette

Vue d'un Transall C-160R (photo : Peter Vercruijsse) Vue d'un Transall C-160R (Rénové), immatriculation 61-MB, cn 2. Cet avion fut employé comme support de la Patrouille de France (insigne ET61 sur le nez de l'appareil). Uden-Volkel, Brabant-Septentrional, Pays-Bas, septembre 2000.

Le C-160 de transport tactique fut construit par un consortium composé de Nord-Aviation, Messerschmitt-Bölkow-Blohm (MBB), et VFW-Fokker, afin de répondre à une demande des forces aériennes de la France et de la République Fédérale d'Allemagne. Ces deux pays avaient commencé vers la fin des années 1950, à confronter leurs idées sur la spécification d'un avion de transport commun, à une époque ou ces deux nations songeaient au remplacement du bipoutre bimoteur Nord 2500 Noratlas. L'appellation Transall fut dérivée de Transporter Allianz, et la conception et la réalisation de l'appareil furent partagées entre les deux pays.

Les ailes, le moteurs et le train d'atterrissage furent pris en charge par des sociétés françaises, tandis que l'Allemagne s'occupait du fuselage et des plans de queue. Les turbopropulseurs Rolls-Royce RTy-20 Mk. 2 Tyne, d'une puissance unitaire de 6.100 ch entrainant de grandes hélices quadripales à pas réversible (diamètre de 18 pieds, environ 5,49 m), étaient construits conjointement par quatre nations. L'avion de transport se présentait comme un appareil bimoteur à aile haute, doté d'une partie arrière relevée, équipé d'un rampe d'accès, et d'un train d'atterrissage à faible garde au sol permettant d'opérer depuis des terrains peu préparés. Chaque moteur était équipé d'un générateur auxiliaire permettant d'alimenter les systèmes hydrauliques et électriques, et une unité APU (Auxiliary Power Unit), General Electric CJ610, installée dans le coffre du train principal gauche, pouvait fournir l'énergie au sol et dans certains cas d'urgence, en vol. Bien que destiné initialement au transport de fret militaire, l'avion pouvait aussi emporter jusqu'à un peu plus de 90 hommes de troupes, de 60 à environ 90 parachutistes, ou encore une soixantaine de brancards. L'équipage comprenait trois personnes chargées du vol, plus des responsables de la charge.

Trois prototypes furent fabriqués, et le premier d'entre eux effectua son vol inaugural à Melun-Villaroche, environs de Paris, fin février 1963. Le premier des six appareils de pré-production (C-160A) vola pour la première fois en mars 1965. Les essais en vol et les tests de qualification furent réalisés à la fin de l'année 1965 et en 1966, un premier appareil devant être mis en service actif au début de l'année 1967. Deux variantes principales de production furent construites, le C-160F (pour la force aérienne française), et le C-160G (pour la force aérienne allemande). Au total, la fabrication atteignit 205 exemplaires, en incluant les prototypes, et une petite dizaine parmi ces machines, furent vendues sous la désignation C-160Z à la South African Air Force (S.A.A.F.). Le lot final, d'un peu plus de 35 exemplaires, fut construit en France comme C-160NG (Nouvelle Génération). Cette variante avait une avionique améliorée, une capacité en carburant supérieure, et recevait un système de ravitaillement en vol. Plusieurs Transall d'origine militaire furent acquis par des opérateurs civils (quatre C-160P destinés à la poste française et exploités par la compagnie Air France), ainsi que par la Turquie (C-160T) pour sa force militaire.

Le Transall eut une carrière longue dans les forces aériennes française, allemande et turque. Quelques exemplaires furent construits en type C-160G Gabriel, un appareil équipé de systèmes spécialisés ELINT (Electronic Intelligence), et d'équipements de brouillage tactique. D'autres C-160 furent dotés d'un système de communication basse-fréquence Astarté, afin de pouvoir disposer d'un commandement aéroporté de secours indépendant, dans le cadre des forces stratégiques nucléaires françaises (communication avec des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, des missiles balistiques stratégiques du plateau d'Albion, les Mirage IV, puis les Mirage 2000N des forces aériennes stratégiques). Cependant, ce système fut retiré du service l'année 2000.

La Transall avait une charge utile d'environ 44.850 livres (20.340 kg). Le volume de sa soute (longueur 17,20 m, largeur 3,15 m, hauteur 2,98 m), permettait d'emporter une charge d'un volume d'environ 140 m3, et la charge standard atteignait huit tonnes, mais elle pouvait être presque doublée sur de courts trajets. Doté de bonnes performances et de capacités d'atterrissage et de décollage courts (STOL, Short Take Off and Landing), cet appareil destiné d'abord aux missions de transport tactique et stratégique, pouvait aussi être utilisé pour d'autres types de mission, topographie, reconnaissance météorologique, ou secours en mer.


- En complément, vue en vol d'un Transall C-160F de l'Armée de l'Air, et vue lors de manoeuvres au sol. Immatriculation 64-GH, cn F211. Meeting Ferté-Alais 2018.

Source partielle : Airlife's World Aircraft - Rod Simpson (ISBN 1-8403-7115-3).

C-160               
Moteurs(s)/Engine(s)   2 turbopropulseurs de 6100 ch                      Rolls-Royce Tyne RTy.22                           
Envergure/Span 40,00 m    Longueur/Length 32,41 m    Hauteur/Height 11,65 m    Poids total/Weight 49.100 kg      
Vitesse/Speed 510 km/h à 4875 m Plafond/Ceiling 8.230 m    Autonomie/Range 2.000 km       


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