Caudron-G.3          

Caudron G.4

mars 1915 Caudron-R.4

Vue arrière d'un Caudron G.4 (photo : Le Fana de l'Aviation) Vue arrière d'un G.4 copieusement arrosé par l'huile de ricin de ses moteurs rotatifs.

Le Caudron G.4, qui apparut en mars 1915, était une version agrandie du G.3, équipée de deux moteurs. Les Rhône de 80 ch montés initialement furent remplacés ensuite par des Anzani de 100 ch. Des gouvernes de direction avaient été ajoutées pour atteindre quatre, une mitrailleuse Vickers ou Lewis était montée dans le cockpit avant et dans sa version bombardier de jour G.4 B.2, il pouvait emporter 100 kg de bombes. Quelques G.4 furent équipés d'une arme supplémentaire montée sur l'aile supérieure, pour tirer vers l'arrière. Malgré sa faible capacité d'emport, l'appareil possédait de bonnes performances, en particulier une vitesse de montée correcte. Avion fiable, il fut utilisé par les Italiens pour des vols de longue durée au-dessus des Alpes.

Le G.4 fut mis en service dans les forces françaises à partir de novembre 1915 (les versions A.2 et B.2 furent employées). En Italie, A.E.R. en construisit une cinquantaine en 1916-1917, les forces anglaises en utilisèrent un total de 55, dont une partie assemblée par British Caudron Co. Ils servirent pour des attaques de jour et de nuit de bases de Zeppelin en Belgique.

Après la guerre, en octobre-novembre 1919, un avion de ce type réalisa la liaison Paris-Rangoon, 10.550 km parcourus en 24 étapes (Paris, Saint-Raphaël, Pise, Rome, Naples, Brindisi, Valona, Salonique, Constantinople en Turquie, Afyonkarahisar, Konia, Alep en Syrie, Bagdad en Irak, Bushire en Iran, Bender Abbas-Charbar, Mascate au Sultanat d'Oman, Karachi au Pakistan, Nasirabad, Delhi en Inde, Allahabad, Calcutta, Akyab, Rangoon au Siam). La longueur de la plus petite étape était de 80 km, celle de la plus grand 810 km, et la vitesse moyenne fut d'un peu plus de 80 km/h. L'équipage était composé du pilote Etienne Poulet et du mécanicien Jean Benoist.


Vue d'un Caudron G.4 A.2 Vue et plan d'un G.4 A.2 (Aviation militaire française, printemps 1916).
Plan d'un Caudron G.4 A.2


Le G.6 qui apparut l'été 1916, était un développement du G.4 incorporant certains éléments du R.4 et du R.11. Il fut construit en nombre restreint uniquement en version A.2.

Vue d'un Caudron G.6 (photo : Jane's fighting aircraft of World War I John W.R. Taylor) Vue d'un G.6 (moteurs Le Rhône 110 ch, octobre 1916).

- En complément, vue d'un appareil Caudron G.4, type 1, numéro de construction C-1720 (Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, 2004). On distingue sur la photo, les deux moteurs rotatifs munis de leurs capots, la nacelle centrale avec, en place arrière, le pilote et en place avant, l'observateur/mitrailleur. Le support de la mitrailleuse est à l'extrémité avant.
- Autre complément, document "Silhouettes d'avions alliés et ennemis" (mai 1918), extrait "Bimoteurs sans fuselage", Caudron G.4 A.2 et G.6 A.2 (évolution vers le R.11). Document faisant partie de la collection RB, aimablement fourni.


Source partielle : site web Wikipedia.

CAUDRON G.4 A2      
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 80 ch                Le Rhône rotatif 9C                         
Envergure/Span 17,20 m    Longueur/Length 7,20 m     Hauteur/Height 2,60 m     Poids total/Weight 1.330 kg       
Vitesse/Speed 130 km/h à 0 m Plafond/Ceiling 4.300 m    Autonomie/Range 3 h 30 min     


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