Liore et olivier-257bis             

Lioré et Olivier 451

janvier 1937 Liore-Monoplan

Vue d'un Lioré et Olivier 451 (photo : Encyclopédie illustrée de l'Aviation dans le monde - David Mondey) Vue d'un bombardier moyen bimoteur Lioré et Olivier 451. Armement, un canon Hispano-Suiza HS-404 de calibre 20 mm dans la tourelle dorsale, une mitrailleuse fixe tirant vers l'avant MAC 1934 de calibre 7,5 mm, et une arme de même type montée dans une tourelle ventrale rétractable. Charge de bombes allant jusqu'à 3.310 livres (1.500 kg).

Une spécification de 1934 fut à l'origine du meilleur bombardier français de la Deuxième Guerre mondiale, mais un manque de prévoyance fit qu'il ne joua qu'un rôle relativement mineur en 1940, au moment ou il aurait été le plus nécessaire. Ce ne fut seulement qu'en janvier 1937, que le prototype du premier bombardier Lioré et Olivier de la série, le LeO 45, effectua son premier vol. Son constructeur avait durant cette période, été intégré dans la S.N.C.A.S.E., Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Sud-Est, suite à la nationalisation de août 1936. Le LeO 45 pouvait difficilement contraster plus, par rapport à la plupart des bombardiers français contemporains, en étant tout en lignes courbes, alors que les autres étaient plutôt anguleux. Le LeO 45 avait un mince fuselage monocoque très effilé de construction métallique, de petites soutes à bombes étaient installées dans le fuselage et à la base des ailes, la partie basse de la cellule était incurvée et se terminait au point de queue, les plans horizontaux postérieurs étaient montés en partie supérieure avec un dièdre assez prononcé et portaient à leurs extrémités, chacun, un plan vertical de forme arrondie. Le dessin de ces derniers éléments fut modifié à plusieurs reprises au cours du développement de la série. Les moteurs étaient des radiaux Hispano-Suiza 14AA de 1.100 ch, mais ces propulseurs peu fiables furent remplacés par des Gnome-Rhône 14N de 1.140 ch durant les essais.

Ce changement fut à l'origine d'une nouvelle désignation, LeO 451, et le premier des 120 exemplaires construits, vola pour la première fois en mars 1939. Une unité expérimentale disposait de dix LeO 451 en service actif en septembre 1939, et ces appareils furent immédiatement employés pour effectuer des missions de reconnaissance. Le fabrication fut augmentée et déployée sur plusieurs usines, et une douzaine d'appareils destinés à la Grèce furent finalement récupérés par la France. Les commandes pour le type, incluant des LeO 451M destinés à l'Aéronavale et des LeO 458 (équipés de moteurs Wright R-2600 Cyclone 14), portèrent au total sur 1.270 exemplaires, mais seulement environ 450 machines avaient été construites en mai 1940. Uniquement, une centaine de bombardiers étaient en service opérationnel, et de nombreux autres furent détruits par des bombardements, alors qu'ils étaient en attente de livraison. Dans les attaques pour tenter de contrer l'avance des Allemands, menées de manière générale sans escorte, les bombardiers LeO 451 subirent de lourdes pertes, avec un taux dépassant quinze pour cent. Le long canon de calibre 20 mm monté dans la tourelle défensive dorsale se révéla trop lourd pour assurer une défense correcte. Le LeO 451 connut plus de succès dans des raids nocturnes contre des cibles italiennes menés depuis le sud de la France.

Après la défaite de la France, puis l'armistice, les LeO 451 du Régime de Vichy combattirent au Liban, en Syrie, et en Afrique du Nord. Les avions utilisés par les Forces Aériennes Françaises Libres (F.A.F.L.), combattirent aux côtés des forces alliées en Tunisie, jusqu'à ce que le manque de pièces détachées les en empêchent. Les Allemands relancèrent la fabrication du modèle, sous forme d'un avion de transport désigné LeO 451T, et en utilisèrent quelques-uns pour l'acheminement et le parachutage d'agents. Ces avions furent ensuite exploités par les Italiens, qui équipèrent avec une unité de bombardement, et utilisèrent d'autres pour la formation.

Les versions françaises d'après la guerre, inclurent le LeO 453 doté de moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830 Twin Wasp, et issu de LeO 451 modifiés, et le LeO 455 qui avait volé avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale et fut fabriqué après, pour le développement de moteurs et des travaux de reconnaissance aérienne photographique. Le dernier avion de ce type ne fut pas retiré avant 1957. Finalement, la production du LeO 451 atteignit environ 560 exemplaires.


- En complément, vue en vol d'un bombardier moyen bimoteur Lioré et Olivier LeO 45 (Gallica, l'Air juillet 1939).

Source partielle : Bombers of the 20th Century - Jim Winchester (ISBN 1-8403-7386-5).

LeO 451             
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 1140 ch              Gnome-Rhône 14N                             
Envergure/Span 22,50 m    Longueur/Length 13,81 m    Hauteur/Height 4,26 m     Poids total/Weight 11.400 kg      
Vitesse/Speed 495 km/h             Plafond/Ceiling 9.000 m    Autonomie/Range 2.300 km       


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