Voisin-8                  

Voisin 10

année 1917 Voisin-Biplan

Vue d'un Voisin 10 (origine : Les Avions de la Grande Guerre - Jack Herris, Bob Pearson) Vue d'un bombardier de nuit Voisin 10 appartenant à l'escadrille VB 109, groupe de bombardement 3 (GB 3), front de l'Ouest, 1918. L'homme volant brandissant une bombe allumée était l'emblème de l'unité, cependant le fuselage n'arborait aucune marque personnelle.

Au début de l'année 1918, apparu le Voisin 10 (ou Voisin X), destiné à remplacer le Voisin 8. L'ancien moteur Peugeot huit cylindres en V de ce dernier n'était pas toujours fiable aussi le Voisin 10 fut équipé d'un moteur douze cylindres en V Renault 12 Fe d'une puissance d'environ 300 ch, qui connut moins de problèmes et permettait à l'avion de conserver de bonnes performances en altitude. Ce propulseur permettait aussi l'emport d'une charge de bombes accrue jusqu'à environ 300 kg (660 livres),(de bombes), cependant au prix d'une réduction du rayon d'action.

Environ 900 Voisin 10 furent construits, quelques exemplaires furent achetés par l'A.E.F. (American Expeditionary Force), en juillet 1918, le reste étant livré à l'Aviation Militaire à partir du début de cette même année. La version bombardier de nuit fut désignée LA.R (ou Voisin 10 Bn.2), et une variante dotée d'un gros canon Hotchkiss de calibre 37 mm placé à l'avant de la nacelle, fut désignée LB.R (ou Voisin 10 Ca.2). Ce dernier modèle ne fut cependant pas employé à une grande échelle. Le Voisin 10 fut en 1918, le principal bombardier de nuit français. Malgré l'obsolescence de cet appareil, début novembre 1918, environ 135 bombardiers de nuit de ce type, étaient encore inscrits dans les registres de l'armée. L'armement comprenait une mitrailleuse et une charge de bombes en version bombardier de nuit, ou un canon Hotchkiss de 37 mm dans l'autre version, et l'équipage était formé de deux personnes.


- En complément, vue de la nacelle d'un bombardier de nuit Voisin 10 Ca.2, partie centrale et partie avant avec le canon de fort calibre et les phares prévus pour le vol de nuit. Cette machine appartenait probablement à l'Escadrille n° 110 (VB-110), avec comme emblème, un héron, puis fut transformée en version munie d'un canon. Cet exemplaire servit après la fin de la Première Guerre mondiale, pour des essais de vol sans pilote. En 1918, un vol sur une distance d'environ 100 km fut effectué sans assistance humaine, un pilote étant cependant aux commandes, afin d'intervenir en cas de problème. Le biplan dont les surfaces de contrôle et la commande de gaz étaient actionnés des servomoteurs électriques commandés par quatre gyroscopes Sperry, put effectuer plusieurs fois au cours de son voyage, des changements de direction et d'altitude basés sur un parcours programmé grâce à des interrupteurs. Les essais furent repris plus tard, en 1923, avec comme intention, la mise au point d'un pilote automatique. Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, hall principal, mai 2022.

Source partielle : Bombers 1914-1919 - Kenneth Munson.

VOISIN 10           
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 280 ch                Renault 12Fe                                      
Envergure/Span 17,90 m    Longueur/Length 10,35 m    Hauteur/Height 3,95 m     Poids total/Weight 2.200 kg       
Vitesse/Speed 135 km/h à 2.000 m Plafond/Ceiling            Autonomie/Range 5 heures       


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