S.p.c.a.-60 hermes          

S.P.C.A. 80

mars 1932 S.p.c.a.-81

Vue d'un S.P.C.A. 80 (origine : Gallica - Aviation magazine, mars 1969) Vue d'un monoplan monomoteur S.P.C.A. 80, immatriculation F-AKFH.

Dès 1909, il y avait eu des escadrilles dites coloniales, en AOF (Afrique-Occidentale française), en Indochine, puis ultérieurement au Maroc et en Syrie, qui avaient été chargées d'établir un réseau de communication aérien. Les commandants Gleize (également créateur de l'aviation indochinoise), et Odic en furent les premiers organisateurs. Le matériel utilisé fut d'abord composé d'avions opérant en métropole, puis vinrent des appareils de type TOE (Théâtre des Opérations Extérieures), dont le Potez 25 fut un bon exemple.

Un appareil de type colonial devait remplir un programme d'utilisation complexe. Il devait pouvoir effectuer des missions de police, de surveillance, d'intervention armée, de photographie, de transport sanitaire et de liaison rapide. L'appareil devait être robuste et pratiquement indéréglable, facilement et rapidement démontable, aisé à réparer, et il devait pouvoir opérer depuis des terrains sommairement préparés.

Conçu sous la direction de l'ingénieur Redon, le monoplan biplace à aile haute montée sans mâts de renfort, S.P.C.A. (Société Provençale de Constructions Aéronautiques) 80 (modèle VIII), entrait dans cette catégorie d'appareils. Son moteur initial était un sept cylindres en étoile à refroidissement par air Gnome-Rhône 7Kb développant 300 ch, et entraînant une hélice métallique bipale Ratier, à pas réglable au sol. L'avion était entièrement métallique, car les variations brutales de température et d'humidité des climats rencontrés imposaient un matériel résistant. Les ailes étaient formées d'un caisson central constitué de deux longerons en treillis, et de nervures et cadres, avec un revêtement en tôle de 32/100 (0,32 mm) raidie par des profilés, et d'éléments complémentaires extérieurs basés également sur un caisson et couverts d'un revêtement travaillant. Le fuselage était constitué de deux poutres latérales, reliées par des cadres dont les faces latérales servaient de montants verticaux. Le revêtement était métallique, en tôle d'alliage léger de 5/10 (0,5 mm) d'épaisseur, raidie par des lisses en forme de U, sur le ventre et en partie dorsale. Le carburant était transporté dans deux réservoirs d'aile d'une capacité unitaire de 165 litres. Le train d'atterrissage classique, était de type fixe, avec un robuste train principal à voie large dont les jambes étaient équipées d'amortisseurs oléopneumatiques Messier, et dont les roues étaient munies de freins différentiels de la même marque. L'équipement, en plus d'une roue de secours et de dispositifs de signalisation de nuit installés en standard, pouvait comprendre suivant les besoins, un poste de radio TOE à ondes courtes avec groupe électrogène de secours, et un appareil de prise de vues photographiques Richard-Labrely. Pour les missions plus militaires, l'avion pouvait être doté de deux mitrailleuses Lewis montées sur des supports latéraux, d'un lance-bombes, d'un viseur, ou encore d'un brancard pour un blessé couché.

Le premier vol du S.P.C.A. 80 (désigné Petit Colonial), fut effectué à Istres, Bouches-du-Rhône, fin mars 1932. Convoyé ensuite à la base de Vélizy-Villacoublay, banlieue de Paris, l'appareil fut livré par le pilote Ernest Burri au Service Technique de l'Aéronautique (STAé) du gouvernement français, en septembre de la même année. A la fin de ce même semestre, l'avion qui avait reçu l'immatriculation F-AKFH, fut présenté au 13e Salon de l'Aviation de Paris. Le S.P.C.A. 80 fut rejoint en avril 1933, par le S.P.C.A. 81 globalement identique, mais doté d'un moteur Lorraine-Dietrich. Le petit monoplan fut remis de nouveau aux services techniques en février 1933, et participa au mois de septembre suivant, aux mains de l'adjudant Warner, au troisième tour de France des Prototypes. L'avion fut employé un temps, en service actif au Maroc, et fut finalement, bien qu'il ait été le premier au classement des avions monomoteurs coloniaux de 1930, devant le Farman 196, le Loire XI, le Nieuport-Delage 690, et le Weymann 40, le modèle qui resta unique, ne fut pas mis en production en série, le programme des avions coloniaux ayant été finalement supprimé en 1933.


Plans d'un S.P.C.A. 80 (origine : Gallica - Aviation magazine, mars 1969) Plans d'un monoplan monomoteur S.P.C.A. 80.

Source partielle : Gallica, Aviation magazine, mars 1969.

S.P.C.A. 80         
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 300 ch                Gnome-Rhône 7Kb                             
Envergure/Span 15,00 m    Longueur/Length 11,00 m    Hauteur/Height 3,14 m     Poids total/Weight 2.030 kg       
Vitesse/Speed 220 km/h             Plafond/Ceiling 6.500 m    Autonomie/Range 700 km         


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