Blanchard-Bb.1                  

Blériot 137

année 1931 Bleriot-155

Vue d'un Blériot 137 (origine : Gallica - l'Aéronautique, Paris, juillet 1932) Vue d'un monoplan bimoteur multiplace de combat Blériot 137 équipé de moteurs radiaux Salmson 18 Ab de 500 ch.

Le Blériot 137 était un prototype bimoteur à aile haute de construction entièrement métallique, conçu pour répondre à une spécification émise par le Service Technique de l'Aéronautique (STAé) du gouvernement français, vers la fin des années 1920, correspondant à un type de bombardier et appareil de reconnaissance, désigné multiplace de combat (programme M4). Le projet de Blériot, concrétisé par les deux exemplaires construits (Bl-137 M0 et M1), fut mis en concurrence avec ceux de plusieurs constructeurs (dont Breguet et la S.P.C.A., Société Provençale de Constructions Aéronautiques), et finalement, ce fut l'étude du Amiot 143 qui fut retenue.

Les caractéristiques de l'appareil demandé par l'armée française étaient les suivantes, équipage maximal de cinq hommes, un pilote, trois mitrailleurs (avec l'un d'eux pouvant assurer les fonctions de bombardier), et enfin un second pilote (ou encore un opérateur radio ou un photographe). L'équipement général requis comprenait, au moins un lance-bombes pour une charge atteignant 500 kg, une radio de type T. S. F. capable d'émettre et de recevoir, avec portée de 600 km dans les deux cas, et des appareils de prise de vues photographiques, en oblique et en vertical. Egalement, l'appareil devait être équipé complètement pour le vol de nuit (phares commandés par le pilote, feux de position et feux de signalisation). Les performances de vol exigées avec 1.000 ch de puissance totale étaient, vitesse de 200 km/h à 4.500 m, montée à 6.000 m en moins d'une heure, et rayon d'action de 800 km.

Le Blériot 137 était une variante de construction métallique du plus ancien bimoteur Blériot 127, qui avait volé pour la première fois en mai 1926. Il fut conçu par le même ingénieur, Léon Kirste, qui devait dessiner un appareil entièrement métallique de même puissance, mais en l'améliorant sur de nombreux points, finesse, charge utile, qualité d'emploi, facilité de construction, et postes de tir. Le Bl-127 était équipé de tourelles défensives placées dans le prolongement des nacelles des moteurs, au delà du bord de fuite des ailes, mais cette solution fut remplacée sur le modèle 137, par des tourelles logées dans deux encorbellements latéraux situés également vers le bord de fuite. Cette disposition permettait aux mitrailleurs placés côte à côte de se sentir plus proches lors des combats, et autorisait une meilleure communication. Ce montage offrait également quelques avantages, en permettant le tir vers le bas, ce qu'il était impossible de faire avec les postes orientés nettement vers l'arrière du Blériot 127. Afin de couvrir l'angle mort vers le bas, sous un angle allant de 75 à 90 degrés, il fut ajouté une mitrailleuse ventrale orientable, tirant au travers d'une trappe aménagée dans le fond du fuselage. Cette arme était manipulée par l'un des deux mitrailleurs arrières. Le Blériot 137 était encore équipé d'une mitrailleuse à l'avant, montée dans une tourelle ouverte équipée d'un pare-brise circulaire inspiré de celui de l'appareil d'origine, mais diminué en largeur, afin de réduire sa résistance à l'avancement.

La structure du Blériot 137 était métallique, avec un revêtement de même matériau. La construction de la cellule était classique, mais elle avait été voulue simple afin de diminuer les coûts de construction et de faciliter les réparations. Aussi, aucun profilé n'était particulier, tous ces éléments étant obtenus par simple pliage à partir de tôles lisses de dimensions standard, et pouvant être refaits sans outillage spécial. Les ailes épaisses basées sur deux longerons métalliques, étaient aussi de structure classique, Malgré le profil évolutif de ces dernières, un artifice géométrique avait permis de standardiser la fabrication des semelles de nervure. Les plans étaient plus robustes que ceux montés sur le Blériot 127, et le poids avait pu être diminué de 10% par rapport à ces dernières, malgré le revêtement métallique. Toutes les gouvernes étaient compensées par des volets de bord de fuite, et la position d'équilibrage de celles des commandes de profondeur et de direction, était réglable en vol par la pilote, afin de compenser une variation de centrage, ou encore un effet de couple dû à l'arrêt d'un moteur. Le train d'atterrissage était classique, avec les roues du train principal capotées. Les moteurs montés sur les deux prototypes furent des radiaux 18 cylindres en double étoile Salmson 18 Ab de 500 ch, ou des douze cylindre en V à refroidissement liquide Hispano-Suiza 12 Nb d'une puissance unitaire de 650 ch.


Vue d'un Blériot 137 (origine : Gallica - l'Aéronautique, Paris, juillet 1932) Vues partielles du bombardier Blériot 137, de gauche à droite, partie arrière partielle prise de trois-quart et postes défensifs montés en tourelles latérales. A noter, les échancrure pratiquées à l'arrière du plan, contre le fuselage, afin de permettre le tir vers l'avant.

Source partielle : site web Wikipedia.

BLERIOT 137 M0      
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 500 ch               Salmson 18 Ab                                     
Envergure/Span 23,27 m    Longueur/Length 14,40 m    Hauteur/Height 3,20 m     Poids total/Weight 5.500 kg       
Vitesse/Speed 230 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range 900 km         


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