Amiot-143                  

Amiot 150

année 1936 Amtorg-Gst

Vue d'un Amiot 150 au mouillage (photo : Gallica, revue l'Aérophile, juillet 1937) Vue d'un bombardier moyen bimoteur monté sur flotteurs Amiot 150, au mouillage.

Le Amiot 144 avait été une variante du modèle 143, qui en conservait la structure et l'aménagement militaire, ce qui permettait d'utiliser les mêmes outillages de fabrication, et gardait une disposition générale qui avait donné satisfaction en service. Les perfectionnements apportés par rapport au modèle de base étaient, une amélioration du profil de voilure, l'adoption d'un train principal escamotable vers l'avant, la mise au point et l'application d'un produit spécial de finition assurant un excellent poli des revêtements, et l'emploi d'hélices à pas variable. La vitesse de l'appareil à 4.000 m, avait ainsi été portée de d'environ 300, à 350 km/h, avec les mêmes moteurs Gnome-Rhône 14K. Cependant les commandes de cette évolution, portant à l'origine sur 25 exemplaires, furent finalement réalisées en des types bombardier de jour à cinq places, ou bombardier de nuit à quatre places.

Le Amiot 150 B.E. (de bombardement et d'exploration) était également une variante du modèle 143, équipée de flotteurs et destinée à l'Aéronautique maritime, qui avait dans la période précédant le début de la Deuxième Guerre mondiale, un besoin pour plus d'appareils de ce genre. On avait recherché sur cet hydravion une excellente tenue à la mer, dans l'empattement des flotteurs par rapport à l'envergure, et dans l'éloignement des parties vitales par rapport à la flottaison, et les manoeuvres de mouillage et de prise d'amarrage sur bouée, pouvaient être réalisées depuis l'intérieur de l'appareil. L'aménagement comprenait six postes, mitrailleur avant disposant du même plancher escamotable que sur le 144 permettant une évacuation par parachute, commandant de bord-navigateur-bombardier, opérateur radio, pilote (logé au-dessus des deux précédents), mitrailleur inférieur (également mécanicien) dans la gondole ventrale, et mitrailleur supérieur arrière. Moyennant quelques adaptations portant sur des éléments démontables, le Amiot 150 B.E. pouvait effectuer des missions de bombardement, largage de torpille, exploration et combat. Pour le premier type de mission, les bombes pouvaient être logées en soute interne, sans diminuer la finesse de l'appareil. Le modèle 150 avait des ailes d'une surface augmentée par rapport au bombardier dont il était issu, et ses moteurs étaient légèrement moins puissants. La vitesse était inférieure, prévue pour être aux environs de 300 km/h à 1.500 m, ce qui pouvait être une qualité pour le largage de la torpille.

La tourelle dorsale avait été laissée ouverte, et le flotteurs étaient interchangeables avec un train d'atterrissage classique doté de roues. Les armes étaient des mitrailleuses MAC 1934 de calibre 7,5 mm, une en tourelle sphérique frontale, une défensive dorsale, et une défensive en partie arrière de la gondole. La charge de bombes atteignait 1.600 kg, dont 800 kg en soute interne, le reste étant accroché sous les ailes. L'hydravion pouvait aussi emporter une torpille accrochée sous le fuselage.


Source partielle : Gallica, revue l'Aérophile, juillet 1937.

AMIOT 150           
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 740 ch               Gnome-Rhône 14Krsd                          
Envergure/Span 26,65 m    Longueur/Length 18,40 m    Hauteur/Height 5,30 m     Poids total/Weight 9.300 kg       
Vitesse/Speed 290 km/h à 2.000 m Plafond/Ceiling 7.000 m    Autonomie/Range                


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